AJEE

A propos de l’artiste

Artiste française, Ajee a étudié aux Beaux-Arts. Après avoir travaillé dans la mode, l’identité visuelle et les décors de films, elle est devenue artiste. Elle vit dans les environs de Paris.

Son travail a fait l’objet de deux expositions à Séoul, en Corée, au mois de mai de cette année. L’une au Art Toy Culture Art Fair puis une exposition solo.

Elle a plusieurs projets à venir en Asie, notamment à Séoul avec deux galeries, puis d’autres en Indonésie et en Europe.

Elle collabore avec Mighty Jaxx et Bonustoyz sur l’édition en résine de New Eva, avec plusieurs designs graphiques et des quantités très limitées.

 

C’est dans l’art nouveau, le mouvement Arts & Crafts et le Modernisme qu’elle puise ses inspirations : des artistes comme Koloman Moser, Mucha, Klimt, Charles Rennie Mackintosch, ceux du Bauhaus, De Stijl, Mallet-Stevens, Le Corbusier, Pierre Charreau, Jean Prouvé, Eileen Gray et Charlotte Perriand. Globalement toute l’énergie et la modernité du début du siècle dernier, l’interaction de l’art et la nature avec la vie quotidienne.

 

Cursus

ESAT

Ecole Supérieure des Art et Techniques //

Scénographie // Paris

BEAUX ARTS

Ecole Nationale Supérieure d’Art // Bourges

A propos de l’expo

LUX

Une abstraction atmosphérique

Du 7 octobre au 5 novembre 2016

 

L’exposition s’intitule LUX, Une abstraction atmosphérique. C’est une allusion aux origines de toute vie en se référant à la création de la matière et au voyage de la lumière à travers l’univers.
Une tentative de matérialisation de la lumière, de sa perception furtive et impalpable et de son interprétation abstraite. Un travail contemplatif qui s’inspire de l’infinie variété de luminosité que nous observons et qui nous englobe.

 

Ajee travaille, et ce n’est pas nouveau, les lignes, les courbes, les surfaces et met en scène ses sujets de prédilections : la faune et l’environnement.

Mais quelle évolution depuis deux ans et son travail présenté à la Galerie Lacroix en 2014 où renard, ours ou loup donnaient leur sens au titre de l’exposition Fresh to Death.

 

Aujourd’hui, elle peut se passer de mettre en scène cette faune dans son environnement et son travail n’est plus figuratif.

Elle souhaite utiliser le spectateur comme matière figurative à confronter à des œuvres abstraites afin de créer un environnement, positionner les sculptures ou le spectateur en dialogue avec ces œuvres.

Le spectateur est, de fait, en situation de contemplation.

 

Les formes rondes évoquent le disque solaire ou la sphère terrestre, le cercle du cycle de la vie, la maternité, ou la vision, le globe oculaire et l’iris, que la couleur environne et enveloppe de lumière.

 

‘La lumière est fondamentale en ce sens que dans la multiplicité et les impressions que nous fait le monde sensible et le rappel de l’unité qui transcende ces impressions, toujours partielles, et ce rappel de l’unité est le rappel de la poésie à sa tâche.

Dans la peinture de paysages, la lumière est présente et différenciée et active.

La poésie demande aux mots de faire revenir la lumière dans des situations d’existence ou notre pensée décou-ragée, démoralisée, dé-conceptualisée ne voit plus que de la pénombre. 

Faire revenir la lumière plutôt que la pénombre’.

Yves Bonnefoy

 

La lumière, les lumières que nous propose Ajee sont sans doute des plus complexes et des plus chargées symboliquement, celles que la couleur tente de préciser au mieux mais dont la richesse rend l’expression difficile.

Les lumières de l’aube, du crépuscule, de l’heure bleue…

 

L’exposition LUX s’articule avec l’édition 2016 de PARISARTISTES# à laquelle Ajee participe.

 

White’, sculpture imposante présentée à la galerie en 2014 dans le cadre de l’exposition ‘Fresh to Death’, sera exposée au Parc Montsouris pendant 2 mois.

 

Tempête sous un crâne’ sera exposée au BASTILLE DESIGN CENTER, 74 bd Richard Lenoir, du 7 au 9 octobre puis viendra rejoindre l’exposition LUX à la Galerie Lacroix, lieu partenaire de PARISARTISTES#.

 

Après le figuratif et la suggestion du figuratif, Ajee tend vers l’abstraction à travers la figure du cercle qui véhicule le symbolisme de la perfection, l’absolu, l’infini, le divin.

 

 

 

Fresh to Death

Du 18 septembre au 18 octobre 2014

 

L’exposition s’intitule Fresh to Death, expression polysémique s’il en est : la fraîcheur est autant celle de l’excitation que du froid polaire, la mort autant synonyme d’outrance joyeuse que de trépas inexorable. La combinaison des deux termes exprime bien la vision du monde d’Ajee : l’élégance, l’allégresse mêlées à la menace, au danger. Le monde est une source intarissable de beauté, mais cette beauté est sans cesse menacée. La faune arctique, et plus précisément l’ours polaire en sont le symbole.

 

L’art d’Ajee commence par le dessin. D’abord, elle recherche les ombres et les lumières par les valeurs. Puis elle les reporte sur la toile à la mine graphite. Chaque surface est ensuite peinte dans sa valeur. Enfin, elle procède à une intervention graphique finale pour les lettrages, les flammes, la fourrure, les formes libres…

Lorsqu’un dessin exprime un sentiment suffisamment fort pour être travaillé en volume, elle passe à la sculpture.

Elle modèle un volume, et quand il lui convient, elle le sculpte et le ponce pour suivre les courbes, les plans et les arêtes jusqu’à obtenir le trait qui l’intéressait dans le dessin, avec l’angle de vue correspondant.

 

Il y a dans la figuration de l’ours, qui est au centre de cette exposition, quelque chose d’humain, comme un reflet de l’homme et de sa condition. On peut y percevoir un nouveau Penseur, contemporain et contemplatif, méditant sur le monde et son état.
L’ours d’Ajee est universel : lorsqu’un prototype grandeur nature a été exposé à la OFF Art Fair Brussels au mois d’avril 2014, de nombreux visiteurs du salon ont cru le (re)connaître.

Comme l’ours de Pompon qui exprime la puissance et la majesté dans le simple fait de marcher, celui d’Ajee exprime également l’humilité face à l’immensité qui l’entoure. Il amorce un mouvement ; après avoir été assis il se relève, ne se résigne pas.

 

L’ours est l’homme, roi d’un monde qu’il ne comprend plus.

 

L’historien Michel Pastoureau notait que « les hommes et les sociétés semblent hantés par le souvenir, plus ou moins conscient, de ces temps très anciens où avec les ours ils avaient les mêmes espaces et les mêmes proies, les mêmes peurs et les mêmes cavernes, parfois les mêmes rêves et les mêmes couches ». Le souvenir est toujours là, palpable et poétique, et l’ours est aujourd’hui paré de couleurs irréelles – au blanc glacial s’ajoutent le noir sépulcral, le bleu glacier ou le rose fluo – qui disent les contrastes et contradictions du monde, ses beautés et ses dangers, sa surprenante singularité comme son inquiétante étrangeté.

 

Avant d’être définie scientifiquement comme lumière, la couleur a d’abord été perçue comme matière, comme enveloppe qui recouvre les choses.

L’ ‘’histoire chromatique’’ d’Ajee se rapproche de celle d’autres cultures ‘’qui n’isolent pas les unités colorées à la manière de l’occident, mais s’appuient sur des paramètres qui leur sont propres. L’essentiel n’est alors pas de savoir si une couleur est rouge ou bleue mais de savoir si elle est sèche ou humide, lisse ou rugueuse, tendre ou dure, sourde ou sonore.’’ Les couleurs d’Ajee prennent ainsi une signification nouvelle.

 

L’ours se décline en de multiples formats qui s’échelonnent d’une dizaine de centimètres jusqu’à la grandeur nature.

L’artiste a tout d’abord conçu cet ours avec un personnage féminin, les deux formant un tout par leur relation.

Elle les a sculptés dans un petit format pouvant être édité en vinyle, car ce médium l’intéressait. Il est ensuite devenu porcelaine puis, à l’évidence, il devait grandir. Un volume de 35 centimètres de haut s’est imposé avant de parvenir à sa taille adulte d’un mètre vingt en résine.

Dans une démarche spécifique à cette série, Ajee a également représenté l’ours en toile sur un châssis triangulaire. Elle souhaitait que le sujet déborde du triangle pour en sortir.

 

Ajee a débuté par l’Art Toy, qui lui apparaissait comme une évidence quand elle a commencé parce que c’est sa culture. Elle n’imaginait pas faire autre chose. C’était une évidence.

Aujourd’hui, elle a besoin de sculpter « plus grand », donc des pièces uniques.

 

Ajee présente aussi au sein de cette exposition des toiles aux formats variés et des dessins. On y retrouve, comme dans l’ensemble de son travail, des femmes, et plus largement des animaux.

 

Ce dont Ajee nous parle avec eux, c’est de son respect pour la nature, la faune et la flore, les éléments et l’environnement.

Elle nous propose sa vision du monde à travers les yeux de ses personnages féminins.

C’est ce qu’elle voit d’où elle se tient en regardant au loin, humble et contemplative.

Les expos de l’artiste

Expositions Personnelles

FRESH TO DEATH

  Galerie LACROIX // Paris // France // Septembre 2014

AJEE

UNOFFICIAL PREVIEW Gallery // Seoul, Corée // Mai 2014

SKULLSKIN

Curateur Arty Dandy // Magda Danysz Gallery Paris, France // Novembre 2008

 

Expositions de Groupe (Sélection)

SUMMER GROUP SHOW

  Dynamite Gallery // Brighton // UK // 2016

NON CONCEPT

MI* gallery // Paris // France // 2015

CORRESPONDANCES

Galerie du Cèdre Rouge // Feucherolles // France // 2015

IDENTITÉ REVE(L)EE

MI* gallery // Digital Week // Paris // France // 2015

EXPOSITION D’HIVER

MB Factory gallery // Chamonix // France

FAMILY TEA

Envie d’Art gallery // Paris 8 // France // 2015

OPENING

Artoyz Galerie // Paris // France // 204

BLAMO

Toy Art Gallery // Los Angeles, USA // Décembre 2013

ART UP 

Le Mans Art Contemporain présente une selection d’artistes de la scène

internationale // La Collégiale St Pierre La Cour // Le Mans, France // Février 2013

SCARYGIRL

TT Underground Gallery // New York, USA // Novembre 2012

MIX’ART

Fresque murale collective live // Curator Fondation  Ariana // Grand Palais //

Paris, France // Juin 2009

PINK Tour

Compound Gallery // Portland, U.S.A // Juillet  2009

PINK ATTITUDE  

Curator Enrica Mannari // Be Cool Art Space // Rome, Italie // Juin 2008

TOYZ FROM THE UNDERGROUND

Curateur WastedTalent // Album // Paris, France // 2006

TAG THE SYSTEM PARIS STATION

Curateurr Artoyz // Galerie Beaurepaire // Paris, France // Juin 2005

 

Art Fairs

8e AVENUE 2015

Présentée par Envie d’Art gallery // Paris // France

AAF Battersea 2015

Présentée par Envie d’Art gallery // London // UK

MULTIPLIED 2014

at Christies London // LN Editions // London // UK

ART TOY CULTURE SEOUL 2014

Présentée par UNOFFICIAL PREVIEW Gallery // Seoul, Corée // Mai 2014

OFF ART FAIR BRUSSELS 2014

Présenté par la Galerie LACROIX // Paris, France // Mai 2014

SLICK ART FAIR PARIS 2012

Présenté par la Galerie Art Prestige Concept // Paris, France // Octobre 2012

NYCC 2011

Présenté par Trampt // New York Comic Con // New York, U.S.A // Novembre 2011

Presse

BIBLIOGRAPHIE

CATALOGUES

2015, PARIS ARTISTES, Karine Paoli, France

2014, FRESH TO DEATH, Nicolas Lacroix, France

2009, BAF STREET ART, Auction, Vincent Polizzi-Astoud, France

2006, TOYS from the Underground, Gautier Bischoff, Wasted Talent, France

 

PUBLICATIONS

2009, RAINBOW STYLE, Enrica Mannari and Anna Puorro, Underscore, Italy

2008, PINK ATTITUDE, Enrica Mannari and Anna Puorro, Underscore, Italy

2006, DOT DOT DASH, Matthias Hubner, Gestalten, Germany

 

PRESSE (Sélection)

2014, GRAFFITIART #22, Nicolas Chenus, France

2014, ELOQUENCE MAGAZINE #71, Sophie Haeri Park, South Korea

2012, GRAFFITIART #14, Yann-Claude Philipot, France

2012, PLASTIC & PAPER #5, Yann-Claude Philipot and Michael Rouah France

2011, PLAYTIMES #01, Jacky Teo, Singapor

2010, X FUNS #47, Catherine Chu, Taiwan

2009, TOY GARAGE #14, Sammy Yang, Taiwan

2009, ELLE , November 20, Ophélie Meunier, France

2009, BIBA, February, Liza Gorgeopoulos, France

2009, GRAFFITIART #5, Samantha Longhi, France,

2008, LE MONDE, December 28-29, Véronique Lorelle, France

2008, CLUTTER #12, Nick Caroll, UK

2008, LAST Mag #21, Nicolas Pinelli,France